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“Je pense que le mot santé mentale est encore assez tabou”
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“Je pense que le mot santé mentale est encore assez tabou”

Le mindstalk du 10 février dernier “Être là les uns pour les autres – comment se soutenir dans les coups durs de la vie ?” abordait la difficile question du soutien social. Exprimer ses émotions, soutenir quelqu’un pendant une période difficile, parler à un professionnel, apporter son soutien tout en se préservant, comment écouter ? Retour sur les thèmes abordés pendant notre dernier talk, que vous pouvez visionner dans son inégralité sur notre chaîne YouTube.

Temps forts et témoignages

Comment être là pour les personnes de notre entourage dans les difficultés de la vie, les coups durs, les moments de détresse, les événements charnières ? Et pourquoi parfois, est-ce difficile de réagir ? Mais également, comment demander de l’aide ? Pourquoi reste–t-il compliqué dans nos sociétés d’admettre que l’on a un problème de santé mentale, et de consulter un.e professionnel.le ? Autant de sujets discutés durant la sixième édition des mindstalk dans la continuité du dossier “Les autres, c’est fantastique !”

Pour nos intervenant.e.s et participant.e.s l’important finalement, c’est oser demander de l’aide, informelle comme professionnelle, et oser apporter son aide, ne serait-ce que par sa présence et son écoute. Accepter sa vulnérabilité et celle des autres, c’est permettre au mot “santé mentale” de devenir moins tabou et aux individus de s’ouvrir plus sereinement aux autres.

“1 personne sur 4 dans les 12 prochains mois va souffrir d’un trouble psychique et parmi ces personnes, seulement 1 sur 4 fera appel à de l’aide professionnelle" – Steven Derendinger, sexothérapeute et coordinateur romand ensa

Oser s’exprimer, oser écouter

Exprimer ses émotions, ce n’est pas simple. Parfois on a peur de brusquer ou de vexer. Pourtant parler ouvertement des problèmes de santé mentale est déjà un moyen en soi d’apporter son aide. Ne serait-ce qu’en demandant à une personne si elle va bien, en remarquant qu’elle est moins joyeuse que d’habitude. Même si l’autre rejette notre inquiétude, cette action à priori anodine permet déjà de lui signifier “Je te vois, je m’inquiète à ton sujet, tu n’es pas invisible”.

Il y a mille et une façons d’apporter son aide à quelqu’un !

  1. Soutien émotionnel: écouter, valider les émotions de l’autre
  2. Soutien instrumental: rendre service, aller faire les courses, garder les enfants, aider à déménager, etc.
  3. Soutien informationnel: rechercher des informations et des solutions
  4. Soutien d’intégration sociale: passer des moments conviviaux ensemble, aller faire des activités, etc.

Pour mieux comprendre comment fonctionne le soutien social et son influence sur notre santé mentale, vous pouvez consulter notre infographie sur le sujet : la santé mentale, c’est les autres

“Des fois on se dit “parce que je ne l’ai pas vécu, je n’ai pas des outils tout prêts, donc je vais pas être utile à la personne”, mais en fait c’est faux ! Il faut pas hésiter à poser des questions au gens pour savoir de quelle aide ils ont besoin” – Une participante au talk

Synthèse

Voici quelques points de conclusion que nous pouvons mettre en avant à la suite de ce talk :

✔ Encourager à demander de l’aide, parler de ses problèmes avec ses proches et si besoin avec des professionnel.les
✔ Pas besoin de trouver des solutions à tous les problèmes, l’écoute sans jugement est en soi essentielle et permet de valider l’émotion de la personne qui s’exprime
✔ Ne pas hésiter à demander directement à la personne de quoi elle a besoin
✔ Se préserver et ne pas s’engager si c’est trop lourd